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13 décembre 2015 : BILLET D'HUMEUR N°10

Mais pourquoi donc cela ?
dans leur grande majorité, ils étaient pourtant français


Jean Pierre Boutinet - 15 juillet 2015 - Je vous le donne en mille ! Mille mots pour le dire...

Mais pourquoi donc? Depuis déjà un mois, depuis ce vendredi 13 novembre 2015, tout comme mes concitoyens, je reste sous le joug de l’effarement mêlé à une grande tristesse pour au moins deux raisons : la violence, voire même la barbarie dont nous avons été les témoins, la plupart d’entre nous par media interposés, m’affecte d’autant plus que cette violence et cette barbarie, à première vue difficilement compréhensibles, proviennent de comportements délibérément posés par certains de mes compatriotes, pour la très grande majorité d’entre eux des français et pour tous des européens de l’Union européenne. Ce sont donc mes propres concitoyens qui dans une guérilla civile ont cherché à nous poursuivre de leur vindicte, nous amenant à nous poser la question : mais comment fut-ce possible ? Que n’avons-nous donc pas fait ? Qu’avons-nous fait que nous n’aurions pas dû faire ? En lien étroit avec cette première raison qui m’ébranle et pour laquelle je n’ai finalement en questionnant autour de moi et en me questionnant moi-même, que des bribes de réponses disparates, la seconde se trouve associée à notre deuil difficile à mener à son terme vis à vis de celles et ceux d’entre nous, hier encore jeunes ou dans la force de l’âge, les uns et les autres bien vivants, impliqués dans leurs différentes activités familiales, professionnelles, relationnelles, aujourd’hui subitement disparus et rayés de notre environnement ; ainsi en va-t-il de cette majorité de jeunes, trop jeunes foudroyés de façon injuste et sauvage, simplement authentifiés par tous ces prénoms évocateurs que la lecture de nos quotidiens nous permet d’égrener de jour en jour, où ils sont portés à notre connaissance : Aurélie, Guillaume, Marion, Gilles, Ariane, Amine, Elsa, Quentin… et tous les autres. Et nous cherchons toujours à comprendre… ! Mais pourquoi donc ?
Comprendre cet impensable qui est survenu subitement n’est pas chose facile : les mots pour le signifier, si nécessaires soient-ils pour aider à cette compréhension, confessent leur incapacité à se mettre à la hauteur de l’évènement et ne suffisent pas à satisfaire notre questionnement. Nous devons d’ailleurs nous y reprendre à plusieurs fois pour élaborer ces mots si nous cherchons à les écrire, attentat, carnage, terrorisme, djihadisme… Pour les déchiffrer, si nous les lisons, nous sommes pris du même embarras.


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